Thursday, March 6, 2014

brouillards et paix (PI)

J'ai revu ma co-couettiste. C'etait mitige. J'ai pas evolue. J'ai meme regresse. On a toujours de vagues discussions sans trop de dynamique. Ses histoires de collegues ne m'interesse pas des masses. Les histoires de collegues en general. Elle etait quand meme jolie, toujours coquette. [1]

:saut
J'ai voulu proposer a ma mere de la raccompagner apres son taff, mais elle etait partie en avance soit disant pour prendre un verre avec mon cousin. Ce genre d'escapades fait remonter des crainte de 'vie cachee' comme quand j'etais ado. En fait comme je devais repasser par le quartier ou elle travaille, et qu'elle n'avait pas encore repondu a mon sms, j'me suis dit que j'allais pas faire les choses a moitie et que j'allais la voir a son bureau. Mais elle etait deja partie. Dans son sms, elle me dit qu'elle rentrera plus tard parce qu'elle prendra un verre. Hors elle etait deja partie, a-t'elle fait autre chose entre temps ? possible. Etait-elle deja avec lui ? elle n'a pas voulu que je vienne avec eux. L'autre soir elle tenait a me faire sortir de ma chambre pour qu'on aille manger apres son boulot. La ce n'est plus le cas. Elle tenait a une intimite avec mon cousin, j'imagine qu'elle voulait avoir plus de liberte pour s'exprimer.

:saut
[1] En fait ce qui m'a manque c'est cette legere sensation que j'avais les quelques fois ou je l'avais vu. Mais la c'est bancal. Je peux mettre mes reves de tendresse partagee au placard je crois.

Apres le film, je lui dit que je vais a Nation, j'lui demande ce qu'elle veut faire, elle veut shopper un peu, j'lui dit que je la laisse la vu qu'on etait en pleins milieu de boutiques pour femmes, elle reponds un 'si senor' timide. Embarras ? Gene ? Elle a quand meme dit que si j'avais envie de ciner de la rappeler, j'lui redemande si elle veut bien que j'lui envoie mon cv pour un piston elle acquiesce et on se separe la.

Toujours pas de pulsions, je regarde des photos ou des fille comme avant, mais plus rien ne viens. Du coup j'ai plus la peche, du tout. Elle m'avait motive a envoyer mon cv, mais la tout de suite j'ai pas la tete a bosser, j'ai besoin de bonne entente et de proximite plus que tout et la journee d'aujourd'hui n'a pas montre de nouvelles sources.

J'hesites a lui envoyer un sms, parfois j'ai envie de lui dire merci, parce que c'etait quand meme agreable de la voir. Et puis ca passe. C'est encore un effort de foi. Ca me rappelle son sms a l'epoque ou elle voulait plus qu'on se voit, elle avait l'air de dire qu'elle en avait marre de se forcer. Cette fois c'est mon tour.

:saut
Tiens ma mere viens de rentrer, elle ne me dit rien sur mon sms. D'habitude quand elle rentre elle viens poser ses affaires dans ma chambre, ou bien me dire un truc de mere a qui son fils ne parle quasiment jamais, me toucher etc...
Ah bah si elle vient me demander si ca va avec une toute petite voix. Aucune mention de mon sms, de mon cousin... Fatigue ? culpabilite ? Peut etre qu'elle a discute de comment se separer de mon pere avec mon cousin. Peut etre qu'il n'y a jamais eu de cousin. Je blog en temps reel la... Je sonne aussi fortement comme mon pere, avec cette suspicion qui m'envahit. En fait peut-etre que c'est ca la paranoia.

Je pense trop, j'exprime pas assez. Une grande partie de mes souffrances viennent de la, un poids inutile qui devrait etre remplace par une dynamique.

:saut
N'ayant pas grand chose a dire, j'ai vaguement evoque mon taff, mon ex-collegue et mes parents. J'ai realise qu'encore une fois, ma co-couettiste avait deja vecu tout ca dans ses anciens taff. Je debarque avec mes decouvertes qui n'en sont pas. Encore un clou dans le sentiment qui m'habitait etant gamin que j'etais en avance sur les autres.

:saut
J'ai suffisamment ventile par ecrit. Et en general aussi. Peut-etre que je devrais me forcer a dire ce que je pense, meme si soit je passe pour un parano en crise, soit je vais deguster une deception. Je vais aller manger, peut-etre qu'elle me parlera de ce cousin. C'est con en plus, il a un truc, sagesse, calme, recul, charisme, qui aide a discuter. Quand la semaine derniere ma mere m'a dit qu'il etudiait dans le coin j'etais meme presque motive a aller le voir par surprise.

ps:
C'est quand meme fou, cette peur me fait avoir des palpitations. On appelle ca aussi l'oedipe quand on a une crise de jalousie a l'idee que sa mere fasse des choses dans son dos ? J'ajouterais quand meme que c'est pas juste une jalousie mal placee. Y'a aussi la reaction de mon pere, la bombe a retardement qu'est notre appart .. ca joue aussi

:suite
J'ai pas revele a ma mere les raisons de notre discussion, mais j'ai difficilement reussi a m'ammener a aborder divers sujets. Dont le sms. J'ai toujours du mal a suivre la psychologie de ma mere. Je lui explique que comme je passais par son taff, et que je n'avais pas encore eu sa reponse, j'etais passe a son boulot. "Ah ok. Mais t'es passe au bureau donc ?" oui c'est l'exact et seul sens de ma phrase. "A quelle heure tu m'as envoye un message ?"  ... avant que tu y ai repondu. Bref elle etait confuse. Mais finalement elle a bien ete recuperer mon cousin a sa fac avant de se poser a Gare du Nord. Affaire classee donc. J'ai toujours un relant de doute malgre la tres longue discussion qui s'en suit. Ma propre connerie me decoit... Apres avoir glisse que j'avais ete voir une fille et qu'elle pourrait prendre mon cv, j'ai dit que j'avais mis en vente la tablette de mon pere, etc etc et aussi d'autres trucs de ma chambre que je compte vider avant de partir prendre une coloc histoire de transitionner cette comateuse famille vers des jours moins moches. Et de lui demander si le mediateur qu'elle voyait allait entamer la separation de la propriete de l'appartement. Elle me dit que non, que d'abord elle devait voir un psy pour etre claire avec ses desirs/besoins pour ne pas demarrer des choses prematurement. Mon cousin aussi fait une psychotherapie. C'est un peu triste, je pensais que de mes 3 cousins, il etait le seul a avoir amorti la vie de famille tres dure qu'ils ont subit. Mais apparemment non, il a aussi pris cher. Dire que j'voulais aller profiter de son ecoute pour mes problemes... Bref j'ai pu dire a ma mere que je comptais bouger et que j'esperais que ca denouerais certains points: parents malheureux d'un enfant sans activite, relations parent/enfant reflexes (autorite plutot qu'entraide) , chapitre parental termine et remise en question de leur cohabitation sous le meme toit; j'ai le souvenir de vieilles disputes qui parlaient de 'rester ensemble pour les etudes du fils', un classique.

Je suis beaucoup moins anxieux que tout a l'heure. Je repense a Leila j'avais envie de lui envoyer un mail pour lui raconter. Je n'ai plus l'envie. Je ne sais pas comment elle me voit, proche, proche important ou juste gars comme ca. Je ne crois pas qu'elle ai un mec. Par contre elle a change d'avis sur les enfants. Alors peut-etre que ca va la motiver pour trouver quelqu'un. C'est etrange cette relation. Je trouve qu'on ne s'entends pas des masses. Je reprochais silencieusement a mon pote d'enfance de raconter des trucs sans sens peut etre dans le besoin de me parler car un des derniers liens avec l'enfance. Et j'ai l'impression que mes envies affectueuses envers elle provoquent un peu la meme chose. Je me tais souvent pour la laisser parler parce que je ne veux pas la contredire ou que je n'ose pas m'affirmer (ou parce que j'entrave rien). Pourtant je me voyais honnetement tres bien avec elle, tendres et rieurs, une vraie relation sincere. j'ai meme de la peine a me rappeler l'imaginer dormir a cote de moi. Mais cette fin qui me parait faisable et desirable, existe avant un debut qui lui est plutot flou. Les meandres, pas si rare j'imagine, des relations humaines.

Bref pour finir avec la vie de famille. Apres avoir tant bien que mal evoque le sujet avec ma mere, je me sens plus en confiance pour aller en parler a mon pere. Il faudra (le ferais-je?) aussi evoquer sa colere, souffrance, relation avec ma mere et son bien etre futur.

Wednesday, March 5, 2014

biais egocentrique de la tristesse

Quand je craque, comme c'est le cas a cet instant, j'ai l'impression que je deforme le repere de la societe. Les autres sont mieux. Je suis pire. CQFD.

Il y'a quelques mois ou j'etais soigne par des pulsions incongrues mais terriblement necessaire, j'etais relativement stable. Depuis quelques jours que ca ne revient plus je suis beaucoup moins apte a tenir l'equilibre. Une fille qui ne voulait plus me parler parce que mes sentiments la stressait m'a recontacte pour qu'on se voie. Reporte quelques jours plus tard a cause d'un imprevu. Entre temps on s'est envoye quelques sms, elle me relancait. Mais ce soir j'angoisse a cause de la situation familiale et elle ne me relance plus, ni reponds rapidement. Forcement j'ai peur du boycott. J'me dis qu'elle a du etre contente que j'veuille bien la revoir et quelquepart rassuree elle se dit que c'est plus la peine qu'on se voit. Pour changer un peu j'lui dis que son silence me stresse (30 min, c'est peut etre un peu court pour dire ca, en general elle repond du tac au tac). 30 min de plus et elle reponds qu'elle me dis a quelle heure on se capte quand elle est rentree chez elle. J'aurais voulu un 'scuse lol' mais nan la j'me dis que si j'la faisais pas deja chier, maintenant on dirait bien. Et j'reprends la pente du jaloux .. elle etait sortie, elle a une vie + moi non = je suis une merde. Je commence a me dire que mes chances d'avoir un semblant de vie equilibree sont tres tenues.

Comment on fait pour exister, pour avoir des relations si on est handicape amicalement et en manque affectif ? Tout reconstruire a l'air d'un long periple d'equilibriste. Bref j'essaie de me rappeler que y'a pas si longtemps j'avais le point de vue inverse. Relativement patient, confiant presque inspire.

La je me demande ce qu'on va se dire. J'avais besoin de sentir son besoin. Sans mes pulsions et un equilibre dans nos positions ...

*panne mentale*

Je vais finir comme mon daron.

Tuesday, February 25, 2014

ramis - groundhod - socio-fail-unfair => intro / extro


  Ramis died
  another 80s name gone
  can't recall why I downloaded Groundhog Day not long ago
  probably mentions of Bill Murray on the web
  Couldn't get through the first 10 minutes the other night
  but since Ramis passed, I watched it again.

  First this is a pretty brilliant movie.
  Simple, entertaining and profound.
  But it's also quite close to my personal progression
  For all my life I was egocentered
  Now some things have chipped inside
  and the world can reach deeper inside of me
 
  I wrote before that I can now express myself
  as much as I can accept the world and the people
  without suffering anymore.

  I want to also say that I've always had a desire
  to share and help
  But society is a complex thing, and direct help can cause
  problems and pain in some contexts.
  Which led me to stop caring because I was bleeding myself

  Something similar to my father I believe. Again there's a balance
  to reach in your relationship to the environment
  Too pressing : wrong
  Too close : wrong

Friday, February 21, 2014

Marie Panier

J'ai bosse 3 semaines dans une boutique tenue par une fille. Une franchise de la marque a son pere, recemment ouverte. Elle tenait a ce que les employes se vouvoient, et avaient un leger cote professoral non assume ce qui empechait d'avoir des relations amicales entre nous (3 au total). C'etait tres lourd, mais je percevais une reaction reflexe face a une situation compliquee. Manager les autres ce n'est jamais facile. Elle avait une certaine beaute, parfois beaucoup, meme simple, dans son visage. Parfois moins, un peu trop de maquillage, les annees, le stress qui sait, le cachait, mais son profil etait toujours doux.

Marie Panier, c'est mon surnom secret pour toi. Je devais etre employe pour emballer les produits dans des 'paniers', chiants a faire et a vendre. Les Parisiens s'en fichaient, contrairement aux touristes dans l'Ouest France.

Sa veste dans l'arriere boutique, sa bouteille de coca zero, son affiche de Catherine Deneuve. Elle s'etait offusque quand je lui ai demande a qui etaient ces beaux yeux, et que notre difference d'age se voyait aux acteurs que nous connaissions.

J'ai souvent eu envie de la claquer avec ses manies, mais mes fautes me faisaient me taire. Parfois, le manque de clients aidant on parlait un peu, dans les limites de ma conversation. Je n'assumais pas non plus l'hypothetique sous-entendu de seduction. Elle avait une silhouette adorable, des mains douces.

A son incomprehension face aux ordinateurs je lui disais de ne pas se devaluer face a ce qui n'est qu'un brouillard de tendances sans reelle profondeur. je n'arrivais pas a assumer mes choix de vies, donc la conversation etait un peu vaporeuse. Elle en est venue a me dire qu'elle n'etait pas la par choix, mais par demande de son pere "quand il demande, on fait". Que les clients elle n'aime pas ca, et la vente non plus d'ailleurs. Ses longues sessions de rangement du stock etaient surement un moyen de couper un peu, elle prefere l'inventaire, c'est surement un peu au dessus cerebralement.

Elle croyait que j'y avais vole de la marchandise d'ailleurs, jusqu'a rapporter ca a son dirigeant. Pourquoi ? manque de choses a dire ? envie de penser a moi ?.. radinerie reflexe ? la boite a l'air de compter ses millions, c'est peut etre l'education paternelle (pures suppositions). N'empeche ils n'avaient pas de materiel de qualite. Bref c'est tres secondaire.

Elle a passe les fetes seules. Toute seule, avec son chat. Elle devait rester sur Paris pour bosser, sa famille, elle, partait dans le sud (sa mere y vit si j'ai bien compris). Je lui demandais si elle allait faire ca sur Skype.. 'non non'. Je repense a sa voix et j'ai de la peine, envie de la reconforter dans mes bras. Mon manque affectif qui s'exprime aussi. C'est delicat de s'immiscer dans la vie des gens. Surtout quand on a une experience tres surfaite de la vie comme moi. Qu'aurais-je pu lui apporter ? peut-etre un petit exutoire, une oreille... Du coup, inspire par Elunda (ancienne collegue de l'hotel de ville) j'ai pense ammener des chocolats des Galleries Lafayette, histoire de briser la monotonie. A la vue du paquet, elle a plaisante sur le fait que ca ressemble plus a un bijou qu'a des chocolats, avec une legere gene dans la voix, comme mettre le pied un peu trop loin. Suivi d'un "Merci beaucoup mon cheri", elle ne faisait jamais de plaisanterie sur ce ton, c'etait meme un peu ragoutant de la voir changer du tout au tout. Elle a voulu manger le dernier, ne voulant pas qu'elle prenne ca pour un cadeau personnel je lui ai rappele qu'il fallait le garder pour l'autre employee. D'un ton un peu sec reprobatoire ... Qu'a-t-elle pense ? passer d'une attention particuliere a un simple cadeau partage a plusieurs.

Je riais interieurement de sa souplesse qui la faisait devoiler ses courbes jambes tendues a longueur de journees. Sans admettre que je m'interrogeais sur des signaux je demandais a mon pote d'enfance si elle vivait seule ...

J'avais souvent des phrases au fond belliqueux, un reflexe sur le fait que le boutique et le job n'etaient pas a ma convenance, 30% de nos discussions avaient un parfum d'opposition. Je ne sais plus ou je voulais en venir. Peut-etre que le monde du travail est source de rapports humains superficiels, inevitables, le travail change, les collegues, ce n'est pas concu pour plus mais c'est devenu omnipresent, une societe bancale .. comment agir ?

Elle n'etait pas de service a mon dernier jour, elle a laisse une note pour rappeler a mon autre collegue des reductions employes. En partant j'ai laisse un petit message sur un de ses fameux post-it, ceux qui coutent tellement cher. 'encore merci, bon courage' , colle sur un coin de cette affiche de Deneuve que tu avais accroche sur ton bureau. Tes manies me manquent maintenant ...

Quand on m'a annonce la nouvelle ca ne m'a fait ni chaud ni froid ... c'est le 4eme dans mon entourage en quelque mois, je ne sais plus quoi penser. L'episode de noel serait une des causes logiques de tout ca alors je ne suis pas aussi surpris. Je ne t'ai frequente que recemment et 3 semaines a peine. Pas comme les precedents disparus. Mais petit a petit tes souvenirs remontent. Je n'ai meme pas eu honte a chercher des traces de toi sur internet. Ta page facebook n'est plus active depuis 2012. Ni celle de ta cousine. Personne n'y pleure, je ne peux partager mon chagrin avec personne, meme virtuellement. C'est meme pour ca que j'ecris ceci ... J'hesite meme a contacter ta famille .. Sur les dernieres photos tu es si jolie, et joyeuse, dur a croire que c'etait il y'a moins de deux ans. Les regrets de n'avoir pas ete plus simple et tendre. Je ne connais rien de toi Marie dans le fond, ni des raisons de ton geste, mais malgre tout ... ta mort, c'est comme une rupture amoureuse. Mes condoleances invisibles a tes proches.

En epilogue je realise que j'ai probablement impose ce genre de questions a des gens que j'ai frequentes a la fac. Eux, contrairement a moi a cette epoque, devaient avoir les emotions en place, et s'attacher aux gens. Couper les ponts comme je l'ai fait, meme si c'etait ma seule voix pour evoluer, a du les deranger... Je le regrette, mais c'etait doublement necessaire.

**

J'aurais tant aime te prendre dans mes bras, affectueusement. L'impuissance me submerge, je suis traumatise.

ps: je m'interroge sur ma tristesse, est-ce sur un fond amoureux mal place, aurais-je la gorge nouee pour un collegue masculin ?

Thursday, December 12, 2013

le travail c'est a peu pres la sante

Un ami d'enfance m'avait forwarde une annonce pour un job a temps (tres) partiel dans une boutique. Vu que ca coincidait un peu avec une remontee vers la surface j'ai accepte, d'autant plus que c'est un job sans responsabilite ni competences. 4 jours et deja des effets tres marques se font sentir.

1. C'est d'un ennui mortel. J'avais deja bosse dans la vente, dans la restauration, celui la combine les deux mais dans un tout autre secteur, marque connue tendance artisanat 'luxueux', le tout dans un quartier tres bourgeois empli principalement de touristes. Il doit y'avoir 50 clients grand maximum en jour de semaine. Voila. Les taches sont inutiles, deballer, remballer, rotation de stock.

2. Quitte a se faire chier, autant tenter dans le dev, peut-etre un truc relativement planque dans le web.

3. C'est juste 2h30 mais c'est suffisant pour se sentir libere une fois fini. Ca donne un poids au temps libre la soiree, je suis a la limite de la frenesie, je cours, je gobe tout, je ne m'arrete pas une seconde.

4. Contre-intuitif mais cette energie ne se transmet pas dans mes exercices sportifs, c'est le contraire, le fait de penser a cette fin d'apres-midi coupe l'envie de suer. Probablement que la motivation principale pour faire du sport les mois precedant etait cette angoisse sous-jacente due a l'inactivite. Un peu comme la violence morale de ma situation en debut d'annee me donnait une plus grande force pour puncher, pourtant mes bras, abdos et torse n'etaient pas en etat (je ne pouvais pas faire deux pompes).

5. C'est remunere. Au final cette activite peu angoissante (ca m'angoisse, mais il n'y a pas de pression commerciale due a une masse de clients, ni d'efforts intellectuels a faire) recadre ma perception du temps et redonne un rythme de vie plus sain, et apportera un peu de fric pour Noel.

Conclusion, je ne peux qu'etre de l'avis que les chomeurs devraient etre oblige de passer quelques heures dans une activite, il y'a des besoins pour les associations charitatives, de quartiers etc, tout l'monde y gagnerait.

Sunday, December 8, 2013

refoulement -- projection scripturales

J'hesite a ecrire comme je pense
cad des dialogues avec personne
le meme blocage se fait ressentir que lorsque que j'ai ecrit ma premiere lettre
comme quoi... on evolue pas aussi vite qu'on ne le voudrait

* interlude sport 1/3 *

J'ai oublie le point de depart

- Oui, toujours vierge [ps-edit] J'ai tendance a penser que j'etais refoule sexuellement.
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- C'est difficile a decrire mais mon developpement psycho-sexuel a ete indescriptiblement lent et fracture. Au college je me rappelle la sensation quand une fille, n'importe laquelle, venait a m'effleurer. Un midi, la fille a lunettes cheveux-gras de la classe au college, celle qui se fait victimiser gratuit par toute la classe, court a ma rencontre, prends ma main tellement joyeuse de savoir que tel prof est absent et donc que la journee est finie. Elle est partie repandre la nouvelle aux autres pendant que je restais la a me demander ce qu'il se passait dans mon corps. J'etais trouble mais incapable de comprendre, articuler ou nommer ce sentiment. Trop intense et subtil a la fois. J'avais les larmes aux bords des yeux mais ce n'etait pas une emotion joyeuse. Pas douloureuse non plus. Je ne savais pas quoi en penser.
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- Plus tard j'ai vecu un evenement semblable, bien plus clair. Mais la non plus, rien de sexuel.
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- C'etait assez particulier, a 21 ans, je me suis retrouve main dans la main de la soeur de la fiancee d'un ami. J'avais de la tendresse pour elle, elle devait bien aimer ca et avait tendance a toujours s'asseoir a cote de moi. Bref un soir devant la tele nos doigts se sont entremeles.
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- Je suis 'intelligent', ca implique calculateur, surtout avec les filles, je controle ce que je dis, ou je me met, etc etc. C'est jamais tres evolue, l'inexperience fait que je n'interragit jamais avec elles ou presque, mais mon comportement est quand meme modifie en leur presence. Ce soir la par contre j'avais rien calcule, ni rien vu venir.
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- C'etait impossible a prevoir d'ailleurs. J'avais deja touche la main d'une fille [inline-comment: je retrouve le fil, le passage du college venait apres cette histoire], j'avais deja ete emu par la beaute d'une fille, mais meme en extrapolant on est loin de la sensation que j'ai eu ce soir la. C'etait comme des morts repetees. Une brulure des pieds jusqu'a la tete. Meme biologiquement je suis stupefait de la vitesse a laquelle l'impression que toutes tes cellules sont affectees par ce geste. Tu t'evapores completement. Desintegre, atomise puis reconstruit dans la seconde. Incroyable [inline-comment: un peu exagere?]. C'est aussi douloureux qu'agreable. Parfois plus douloureux meme. J'avais la sensation d'un trop plein. Apres 21 ans de disette affective, c'etait un arrivage trop large et soudain pour moi. Il y'a un leger parallele avec les pulsions sexuelles que j'ai cru entrevoir recemment.
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- Oui, ce sont des superpositions de sensations opposees. Je me sens anesthesie, presque evanoui et en meme temps mu par une energie implacable. Un reflexe sousjacent, le desir de continuer. La aussi une onde masse en profondeur tes cellules. Comme si on avait rouvert la circulation sanguine. Non ca, ca vient ensuite, c'est une chaleur qui apparait quelques secondes apres le taquet.
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- Ouai, c'est le premier effet. Quand une image, une idee, un fantasme nait, ma tete se redresse et part legerement en arriere. Comme si on me mettait un taquet sur le front.
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- Ensuite j'ai le dos parcouru d'un doux arc electrique. Le souffle court. Enfin j'expire comme pris d'un syncope, mais agreable.

* interlude sport 2/3 *

Je realise que les entretiens qui naissent regulierement dans mon esprit, ne serait-ce que le temps d'attendre un plat rechauffer au micro-onde, n'emergent pas lorsque je dois les transcrire devant un ordinateur. *sigh*

* interlude miam *

Fin de l'entretien

Monday, December 2, 2013

syndrome de la blouse blanche -- variante

J'ai finalement saute le pas. J'ai pris mon rendez-vous chez le *logue. Les douleurs et inconvenances disparaissent presque quand je dois en parler et de ce fait rendre mon probleme concret. J'ai peur d'avoir surestime le probleme, d'avoir derange les gens pour rien. Pourtant ce n'est pas negligeable, ca fait 2 ans que ca traine en arriere plan, que je dois contourner les potentiels problemes. Evidemment, une fois le rendez-vous pris, et meme juste avant, l'angoisse inverse montre son nez. La peur de lever le voile sur une chose grave. Ca pourrait ... On verra bien. Mentalite du saut dans la piscine, on avance, on dealeras avec les problemes frontalement.